Horror Stories

Lecture - Le dernier souffle


Coucou beuh !


J’me disais, imagine, t’es là chez toi, tranquillou avec ton mug de chicorée dans ton canapé décousu, un plaid sur tes épaules. Et soudain… Rien.


Mdr.


J’me disais juste que j’allais vous dire ce que j’ai pensé de “Le dernier souffle” de Mélanie Desforges.


Tu veux savoir toi aussi ? Reprends ta tasse de chicorée et lis ça alors ! (bien que le café soit plus goûtu et apporte… pardon, j’arrête, on est pas là pour parler café…)


***GARANTI SANS SPOIL DANGEREUX***


Inspire - de quoi ça parle eu's t'affaire là ?


C’est l’histoire de Chris, une femme et mère de famille, asthmatique. Elle vit avec Raphaël dans une petite maison tranquille à Niort (Centre-Ouest de la France). C’est surtout l’histoire de Chris en plein tourment interne et “mondial”. De Chris qui va devoir trouver de la force et avancer, coûte que coûte.

Quand tout commence, elle sort de chez l’docteur avec sa famille. Un chien, une alarme, un tremblement de terre et c’est parti mon kiki. On entre, haletant, dans le monde d’après…


chut, leur dis pas tout wesh.


Un - Des débuts sombres et frustrants et la fin du monde.


C’est pas négatif. Au contraire. Je trouve le rythme de l’histoire de la première partie vraiment maîtrisé et cohérent, un apéro, une entrée en matière qui fait que nous n’apprécierons que mieux la suite. Chris est une femme malmenée par la vie, déchirée même. L’auteure a su trouver les mots, les expressions, les attitudes pour le montrer. J’ai trouvé ça tellement authentique. A tel point que j’avais envie de rentrer dans le livre et de la ramener de force chez moi, en sécurité.


Chris elle va découvrir le monde d’après et en même temps, elle va s’découvrir une force. Pour elle, mais surtout, pour ses deux enfants qui vont devoir grandir dans un monde détruit.


On découvre la maladie de Chris, ses symptômes, sa façon de calmer les crises qui arrivent, la dépendance au traitement. Et tout ça, dans un monde enfumé. Dingue, vraiment, encore, putain d’maîtrisé.


j’ai trouvé aussi, vraiment bon tout ça.


Ensuite on passe à l’Après. Le monde brut, dur et sauvage. Avec des détails qui frisent l’insolence, Mélanie nous dépeint un monde noir, avec ses aléas, ses règles logiques, dont la science appuie tous les éléments des déchaînements. Dedans, Chris et sa famille vont essayer de s’adapter, d’abord dans le déni, puis enfin, enfin ! l’ouverture des yeux en grand, le choc et malgré tout, l’espoir - avec les camps, les survivants…


Mais… C’est pas aussi facile coco, ya pas que le monde qu’est foutu. Ya aussi les Autres. Qui sont-ils ? Que veulent-ils ? Vous l’découvrirez en lisant le livre. (ha ha !) C’est un des éléments tripants du livre. La touche horrifique, fantastique trop badass (bien qu’ils ne le soient pas hein…)




Deux - des messages durs et des persos à claquer au sol.


Dans ce livre, ya de quoi s’taper la tête sur le carrelage marbré de la cuisine de Josianne, la voisine. Violence morale, physique, médicale. On rencontre des personnages (enfin un en particulier) qu’on a envie de baffer jusqu’à leur faire décrocher la tête du corps vraiment.


ha ouais ? sérieusement ? t’as raison !


On parle ici d’agression physique, mentale. D’emprise aussi (surtout même). J’ai lu dans un autre commentaire quelque chose sur Chris et sa réactivité. Venant d’une personne qui côtoie ce genre de personnes irl justement. J’crois qu’elle a pas capté. Pas capté que, comme Chris, quand on est sous une emprise pareille, suffit pas de se réveiller un beau matin en s’disant : allez, ça suffit, aujourd’hui j’fais des cookies. (ouais, parce que même ça, vous savez plus l’faire sans l’aval de votre “geôlier) Non, ici j’ai justement trouvé que Chris était normale dans son rôle. A mon grand regret ceci dit. J’ai éprouvé beaucoup de peine pour elle. Et j’ai été contente de la voir “revivre”, même si les raisons étaient pas valables, elle étaient compréhensibles. Ses enfants, ses trésors.


D’ailleurs, même là, j’ai trouvé les émotions, les pensées, et l’histoire de la maternité de Chris extrêmement authentiques. Je m’y suis reconnue à bien des égards, c’était poignant, dur et beau à la fois. Chris est une putain d’mère courage, avec ses défauts et ses qualités. Ouais parce que Chris c’est pas juste la bonne femme qui va tout péter et tout gérer. Elle fait des erreurs, elle fait des choix, parfois des mauvais. Et j’ai trouvé ça tellement bon, contrairement à tellement de films ou autre qui traitent du sujet, c’est pas l’genre de héros qui sait tout faire, qui réagit à tout ça comme si elle s’était juste levé dans un autre monde. Ya une véritable transition entre les deux mondes, entre la Chris d’avant et celle de l‘Après. C’était artistiquement putain d’bien mené.


Je l'ai toujours dis, mais elle me croit pas...


Pour revenir au sujet des messages, j’en ai trouvé pas mal. On va limite parler de prévention au final. Parce que tout ce qu’il arrive aux persos, on peut facilement faire le parallèle avec la vie réelle, la nôtre et en tirer les conclusions qu’on veut. La maladie, la maltraitance, la médecine et son mépris, les maladies mentales aussi… Y a tellement à traiter…


Trois - ce que j’ai aimé


En dehors de tout ce que je viens de dire, j’ai vraiment aimé l’aspect du monde d’après. Les détails qui n’en finissent plus. Mélanie a vraiment pensé à tout, du moindre petit morceau de bouffe aux conditions météorologiques, des animaux aux routes… de la fréquence radio aux centrales nucléaires (qui m’a fait penser à son recueil “Promenons-nous tant que la mort n’y est pas que vous pouvez trouver via mon article dédié ici : PTMP )


Tout est contrôlé, tout est encore une fois bien maîtrisé.


ouais, tu radotes ma vieille


J’ai aimé Chris, les rencontres qu’elle a faites aussi. Malgré le côté dramatique de la chose, j’ai vraiment aimé la cohérence de la maladie qui fait son chemin parce que ça aurait pas pu être autrement dans le nouveau monde. C’est ce qui fait de ce livre un bon livre : pas de chichis, pas de sentimentalisme, Chris est malade, ça va pas changer pour le plaisir du lecteur. C’est horrible, on veut pas, mais c’est Normal au final. La lutte donc, contre et pour vivre dans le nouveau monde, la lutte contre la maladie, celle contre les Autres, celle encore pour sa Voix intérieure.


quelle voix wesh ?


Celle-ci même. Chris est sans arrêt alpaguée par quelqu’un dans sa tête, qu’on pense d’abord être sa conscience (j’en dis pas plus.) J’ai vraiment trouvé ce détail formidable. Il donne un ryhtme, comme si on faisait une seconde lecture en même temps, et parfois même, on peut pas s’empêcher de vouloir que Chris suive sa voix. C’est donc une lutte en elle-même en plus du reste. Fou hein ?!


J’ai aimé les amitiés au fil du livre, la méfiance réaliste, la perte de la peur aussi au fil des jours avec les autres survivants.


J’ai adoré les cauchemars de Chris (déso pour elle hein) qui sont effrayants à souhait, en plus du monde déjà bien stressant.


J’arrête là, je risquerais d’en dire trop…

Je rajoute : la fin. Elle a un sacré goût de revenez-y, et j'espère pouvoir la lire un jour, parce que le suspens est à son comble ! c'est brillant !


Expire - Où trouver tout ça ?


Vous pouvez trouver le livre de Mélanie Desforges ici : amazon


Son compte Twitter ici : hey coucou toi


Son tipee ici : (parce que ouais, en plus d’être auteure, Mélanie est chroniqueuse et booktubeuse et ça d'mande du boulot) : A vot'bon coeur m'sieur dames


Driller_Killer. (regarde derrière toi, j'crois que j'suis encore là)