Horror Stories

La solitude des zombies


Hey ! Ça faisait bien longtemps que je n'avais pas rédigé une chronique, et quoi de mieux qu'une histoire de zombie pour y remédier ?

Alors go, partons dans l'histoire d'Austin Wood et son roman "La solitude des zombies" (tome 1).


C'est quoi l'histoire d'abord ? C'est Coco, une femme libre et pleine de peps qui va se rendre compte que le monde est en train de sombrer après que son ami se soit fait mordre. Elle va lutter, aidée de ses amis et tenter de survivre dans un monde de plus en plus sombre.

Jusqu'ici, basique, vu et revu, ne le cachons pas.


Mais, je dois avouer que le choix de traiter l'histoire de façon presque chill et feel good au premier abord m'a plu, même si ça m'a d'abord décontenancée. Je mentirais si je disais qu'au départ, je ne me suis pas ennuyée. Heureusement, les choses ont vite déboulé et tout a commencé à s'enchaîner de façon à ne plus me perdre en chemin.


Les personnages sont vivants, modernes, avec des problématiques actuelles et une certaine aisance avec la différence, ce que j'ai apprécié. Les contrebalances sont là, rien n'est dit pour être dit. Le choix d'avoir un personnage principal féminin confronté à la réalité de la vie (sexuelle, professionelle, amicale et tout le reste) est un choix excellent et bien porté ici, j'ai apprécié.


Le rythme par contre (j'en ai parlé plus haut) laisse à désirer (à mon avis personnel, on s'entend) et pourrait perturber des lecteurs avides de sensations recherchées normalement dans ce type d'ouvrage, de vitesse ; ne pas avoir le temps d'imprégner une scène qu'une autre vient nous mettre une claque, rester le souffle court, coupé, avide de voir si Georges survit ou s'il finit en steack tartare... c'est souvent ça qu'on veut. Après, le choix reste à l'auteur, et c'est tout à son honneur d'avoir voulu jongler entre vie banale et vie zombiesque dans le rythme présenté ici.


J'ai été agréablement surprise par certaines scènes gores, ou juste d'action, et par certaines choses (je ne peux spoiler) qui font sortir un peu le genre du cliché zombie nanardesque auquel on est souvent habitué dans le genre, vraiment un bon point pour certaines choses.


On arrive sur une fin qui laisse clairement penser à une suite, mais dont on peut clairement se contenter. Un autre bon point.


En fait je dirais que le roman a manqué de conviction, de volonté d'aller creuser loin pour donner le max et de descriptions sensorielles (douleur, odeur...)

On veut du zombie, on en veut beaucoup, on veut du sang, on veut des larmes, voir les gens se bunkeriser avant de se rendre compte que finalement c'est pas la bonne décision... (bon, j'suis pas gentille, il y en a, mais je suis Driller hein).


Cependant, attention, ce n'est pas un mauvais roman non plus hein, loin de là, juste il ne correspond probablement pas au public visé, peut-être plus pour les lecteurs nouveaux du genre, afin de les amener en douceur dans le monde de brutes qu'on aime tous ici, lecteurs du noir. Ou justement pour sortir du trop gore, trop noir, afin de faire une pause, de souffler entre les horreurs des imaginaires et celles du monde réel.


Voilà, c'est tout pour moi !


Retrouvez le livre ici : La solitude des zombies sur amazon


DK