Lecture - Bad Voodoo
--- Bad Voodoo ---
de Simon Perdrix
Western/horreur de qualitey, 300 pages environ.
Première partie.
Bro'... pire que Netflix avec son suspens là.
Fin bref. Rentrons dans le vif du sujet, taillons dans la chair de ce carnet sanglant, relatant au travers des yeux de Earl McGlory, une histoire peuplée de légendes, de morts et de malédiction.
Ce fameux soir, avant que l’orage n’éclate et que les étoiles ne quittent le ciel.
Ben ce fameux soir poto t'aurai dû te trouver loin. Nan mais le mec il écrit ça, de sa belle plume pour nous foutre une ambiance sinistre et poétique à la fois. Simon, l'auteur, m'avait déjà habituée à une plume travaillée et imagée, mais il se surpasse de livre en livre, il est comme le vin, s'bonifie l'bonhomme et c'est tant mieux pour nos mirettes.
Comme si, encore une fois, il avait vécu pleinement, entièrement, ce qu'il avait écrit. Comme si ses personnages n'étaient qu'une extension de lui, de ses mains... et ça fout les chocottes. Et ça fout l'cœur en l'air aussi tant les émotions sont crues, réalistes, et affreusement tristes parfois. Bon, parfois moins réalistes quand même avec le sang et tout... mais qui sait... qui sait ouais...
Le lecteur ne peut que, au regard des descriptions et des tournures de phrases si travaillées, s'immerger totalement, indubitablement, dans cet Ouest si noir, si noir... et si maudit. Si sanglant.
L'histoire, aussi banale qu'une grippe au départ, prend une tournure infernale, mêlant sorcellerie, légendes, amour, et mort. Le rythme se déchaîne, nous laissant quelques traces du passé de Earl pour respirer dans cet enfer, et heureusement, parce que c'est violent et c'est beau, ouais, les deux à la fois. Parce que ce qui se déroule sous les yeux du lecteur, c'est pas juste une commune histoire de cow-boy... c'est une guerre contre le mal et les images s'imposent d'elles-mêmes. Et ça, c'est BANCO. Quand on voit, quand on entend, quand on ressent, ce que les personnages voient, entendent, disent et ressentent, c'est que le livre est une réussite.
Il est arrivé quelque chose de mal ici.
Affronter la mort. Affronter le passé. L'amour. L'amitié. Avec des colts, des armes dont j'ai déjà oublié le nom (sorry, les ref et moi hein) et avec des tripes.
Les personnages ne peuvent qu'attirer l'empathie malgré le caractère bourru de certains. Au fond, c'est l'Ouest, et l'Ouest, c'est un monde dans le monde. Les sanglots qui chantent tout au long du livre donnent des frissons, et la fin du volume 1 fait frissonner de sanglots... une tristesse sans nom. Une douleur du personnage que le lecteur ressent trop fort. Une réussite, vous dis-je.
J'ai passé un excellent moment en compagnie de Earl, Javier, Meredith, Marie Laveau et tous les autres. Aucun chapitre n'est de trop. Aucune phrase ne l'est non plus.
J'ai adoré les références aux premiers ouvrages de l'auteur, et je ne sais pas, je crois que quelque part je m'attendais à ce qu'elles soient là...
Parce que tu crois que je vais te laisser dormir ici, espèce d’emplâtré du Nebraska ?! » J’ignorais et ignore
toujours ce qu’est un emplâtré du Nebraska.
La touche de cynisme et de sarcasme de l'auteur ajoute son piment, c'est certain et les dialogues incisifs, coupant la chique, m'ont fait marrer, même alors que les personnages se trouvaient (fort souvent) face à la mort. Pertes tragiques, mais pertes dans la classe cependant...
J'ai hâte que le volume 2 sorte pour avoir la conclusion finale de tout ce chemin sur le sable et la terre. De tout ce chemin dans la Grotte Noire et dans les yeux du narrateur.
JE VEUX SAVOIR.
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