Horror Stories

Lecture - Dédoublement


[Dédoublement -- de David Lascoux]


Genre : thriller / suspens

Pages : 301

Editions : Drakkar-éditions

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— On n'bouge plus ! Police des chroniques !

— Wesh, j'ai rien fait !

— Posez ce livre

— Heu... ouais oké...

— Mains derrière la tête !

— Voilà.


On file au bureau de cette tarée et me voilà en train de faire une déposition pour... une histoire. Ben v'là pas mieux... Non mais j'vous jure. On peut même plus finir un livre peinard, tout d'suite, les cinglés rappliquent pour savoir ce qu'on en a pensé. Y a vraiment des claques qui s'perdent.


— Je vous rappelle que tout ce que vous dites pourra être utilisé contre vous...

— Ouais oké. Pardon.

— Vous disiez donc...

— Que c'est un putain d'thriller mec.

— L'histoire, c'est quoi ?

— Celle d'Alexandre, déprimé, malade, qui veut pas lâcher son passé. Il a un accident (encore) et se retrouve chez sa mère dans une ferme après un mois de coma. Et à partir de là... tout part en cacahuète grillée salée. Un cheminement dans la folie brutale et sanglante.


— Poursuivez.

— Ben déjà on peut dire que la construction du roman est super bonne. On alterne entre Alexandre, malade, pas bien du tout, et les autres, et surtout l'autre (pas l'Autre qui est le nouveau copain de son ex-femme Elena). J'ai trouvé ça vachement bien tous ces angles. Voir l'histoire selon les personnages.


— Mais encore ?

— Alexandre est vachement cinglé quand même

— C'pas sa faute wesh

— Je sais... mais tout de même. Autant au début on peut éprouver de la compassion, d'autant que sa souffrance est réellement palpable et qu'il a vraiment pas d'bol... mais au fil des pages... ça se corse sévère.


— Et ensuite ?

— L'intrigue générale, autant on comprend vite les tenants et les aboutissants, autant ça ajoute justement du stress sur le suspens qui est déjà bien maîtrisé... J'sais pas comment vous dire. Dès les aveux de maman Hortellano, j'ai senti les trucs arriver, mais ça a justement participé à me faire tourner les pages. Pour savoir si j'avais raison, et pour savoir comment ça allait se dépatouiller.


— Satisfaite ?

— Un peu ouais !

— D'autres trucs à déclarer ?

— L'originalité du récit et le rythme ! Vraiment haletant, vraiment saccadé par moment et langoureux dans d'autres, l'auteur a une maitrise certaine des mots, on peut pas l'nier. Puis les scènes d'horreur, amenés comme si on t'apportait des p'tits gâteaux, tranquillement, ajoutant encore plus d'horreur au récit.

— Ouais il est doué m'sieur Lascoux.

— J'ai pas fini. Y a toute une partie avec la fuite d'un personnage, mais dingue ! le suspens est à son comble, le stress aussi. On en ferait un film que ça serait pareil. Les détails, les pensées des personnages, les blessures... truc de fou.


Et je continue mon laïus. Je parle de l'histoire des photos que j'ai trouvé vachement triste. L'histoire de la maladie, bien trouvée pour que le lecteur garde une certaine forme d'empathie... que je n'ai pas réussi à garder en avançant dans l'histoire.

Je parle aussi des personnages secondaires qui m'ont vraiment plus. De Joana... Joris... Jacques... Alice...

Chacun a son histoire propre et leur caractère se répercute bien sur l'histoire. Y a une cohérence sans faille dans le roman entier.


— J'crois que ça ira Driller.

— J'ai pas fini Adeline.

— Bon, dépêche...

— Je disais donc la cohérence. Puis le final, qu'on peut deviner mais qui est super cool à lire.

— Donc...

— J'ai adoré, j'peux pas dire le contraire. Même si j'avais dit à l'auteur que j'voulais lui mettre zéro...

— CHEH !

— Comme tu dis...

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Vous aussi, rendez-vous coupable de dédoublement ici : Dédoublement sur Drakkar-Editions


C'était DK (alias Adeline Rogeaux) pour vous asservir.