Horror Stories

SP - Pandémoniaque

auteur : Driller_killer

publiée le 2021-04-23 20:53:56

LECTURE, CHRONIQUE, SP


Cette chronique vous est déposée délicatement sur vos doux visages par Driller_Killer. Inspirée du barème de notation de notre Mélanie Desforges internationale.
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[Pandémoniaque - de David Cardavebor]

Genre : horreur / fantastique / novella
Pages : 107
Edition : éditions Cardavebook

Résumé : " Entre Stephen King et Evil Dead "
Dans le paisible village français de Cuers, dans le Var, une simple blague entre amis va déclencher la colère d'une force maléfique. Mais pourquoi se déchaîne-t-elle ? La victime est-elle si innocente qu'elle ne paraît ?
Premier livre de la Collection Horreur de CardavebooK Editions, le Pandémoniaque de David Cardavebor nous entraîne au fond de l'horreur, celle qui se tapit dans l'âme humaine autant qu'aux bas-fonds du pandémonium."
Cette novella, qui se passe dans le sud de la France des années 1980, nous invite à une soirée entre amis qui vire à l'horreur.
Entre Stephen King (le quotidien qui se transforme en cauchemar) et Evil Dead (je vous laisse la surprise), David Cardavebor nous pousse à nous interroger sur la nature des monstres qui nous hantent. "
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Ma note : 16 / 20

Merci à l'auteur pour sa confiance.
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Jetons un oeil sur la couv' les amis !

Une tronche qui tire la langue avec une peau craquée, un truc chelou derrière, comme dit dans le résumé : on part sur un semblant de Evil Dead (une trilogie que j'adore de tout mon coeur). L'image m'a amusée sérieux ! Et le résumé est bien vendeur ma foi. J'avais hâte de voir la blague en question, et voir le retournement de situation, car vous le sachez, nous le sachons : on ne joue pas avec les esprits bordel de fleur !

Donc, t'as lu, t'as vu, t'es revenue, et puis ?

Ouais, j'suis revenue, et agréablement surprise. J'vous raconte un peu l'topo.
Le personnage principal (qui n'a pas de nom, appellons le donc Roudoudou) raconte un "souvenir" dès l'entrée dans le nouvelle. Il parle d'un âge où, avec une amie (petite amie de l'époque) ils ont tenté de faire une sale farce à d'autres amis.
Et à partir de là, tout part déjà en vrille avec des manifestations paranormales violentes.

Alors j'ai été un peu embêtée par le début, pas tant par le ton ou la plume, mais par les descriptions. L'auteur a voulu montrer de fond en comble la maison et ça m'a paru très long. J'sais bien qu'il faut se mettre dans l'ambiance, il a d'ailleurs fait ça très correctement, mais moi j'suis pas fan des descriptions qui font plus d'un paragraphe, je décroche vite.

Heureusement, on part après directement dans le truc avec la blague foireuse qu'ils préparent. Et en même temps, Roudoudou il a des réminescences de souvenirs (dans le souvenir donc) d'une femme avec un bébé qui braille, l'image qui se dessine alors dans l'esprit est assez glauque, et plusieurs fois, je me suis demandé "mais qu'est-ce qu'elle vient faire ici la donzelle là ?".

Les manifestations et expériences venues d'ailleurs sont dosées brillamment, ici et là, carrément sur un ton de normalité parfois, et j'ai adoré cet effet. Y a de la recherche, de l'originalité dans le scénario (malgré ce qu'on peut en penser en lisant "Stephen King" et "Evil Dead" dans le résumé)

On sent bien le rapport entre les univers culturels mis en avant et l'histoire et tout ça m'a semblé cohérent de bout en bout.
Un gros bémol pour moi : les flash-back incessants qui n'étaient pas séparés du reste de l'histoire (par une astérisque, un chapitre ou autre), d'ailleurs y a aucune séparation, toute l'histoire est là et on n'a pas de pause hélas, cependant, ça se lit tellement d'une traite que c'est pas dramatique.

La fin m'a surprise, mais j'ai eu une sensation de "ça va trop vite tout à coup bon sang !", et je me suis souvenue de l'effet voulu de l'auteur, et en effet, dans Evil Dead encore une fois, à partir du moment où tout part en steak, ça va vite et ça dépote, on a le même effet ici et c'était super. Je m'attendais pas à ce final, j'ai presque eu envie de relire le livre pour voir les indices semés !

L'auteur a joué avec les codes du genre, et, chose rare, y a vraiment des effets de surprise. Avec un arrière goût des années d'avant, et même un fait divers réel pour ajouter de la densité à l'histoire, on s'immerge facilement dans ce Cuers (dans le Var) et dans la noirceur qui envahit les jeunes de la maison.

La plume de David est vraiment travaillée, on voit les efforts pour éviter les répétitions, y a une réelle variété de mots, choisis, cohérents. Le vocabulaire est riche. Une vraie passion des mots, et ça se ressent.

En conclusion, c'est une belle histoire qui mériterait plus de matière, et moins de descriptions pas forcément utiles. (sauf celles du meuble, je ferais gaffe à mes futurs achats à l'avenir)

Mais c'est pas fini !

Et ouais poto, à la fin de l'histoire, y a une petite nouvelle d'une dizaine de pages ! Sisyphos, à laquelle je n'ai pas du tout accroché cependant, j'ai trouvé le jeu de répétition un peu trop poussé à mon goût (et je suis fan des répétitions et autres effets de style qui appuient bien les propos). Belle plume, on ne peut que la lire quand même, et ce n'est pas elle que je note aujourd'hui, donc ça roule Raoul.

Alors ? Du coup reviendez-y ou pas ?

Très bonne novella, que je suis contente d'avoir lue ! Si vous avez aimé Evil Dead, sûr que vous apprécierez cette histoire !

Histoire que vous pouvez trouver ici :
Pandémoniaque sur Amazon

Et vous pouvez suivre l'auteur ici : David sur Instagram

Et la maison d'édition : Cadarvebook Editions

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C'était Adeline Rogeaux, pour vous servir m'sieur dames !