SP - T.R.A.C.
Cette chronique vous est imposée de force contre votre gré volontaire par Driller_Killer, (Adeline Rogeaux de son nom de vieille fille). Notation grandement inspirée de Mélanie Desforges.
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[T.R.A.C. : Témoignage d'un Ressuscité Amnésique en Cavale -- de Roberto Lamos]
Genre : SF / alien / humour / espionnage
Pages : 198
Editions : auto-édition en numérique
Résumé : Ce n’est pas évident de ressusciter. Déjà ça fait un mal de chien. Et puis je n’ai plus de souvenirs personnels. C’est peut-être mieux ainsi, d’ailleurs. Enfin, ce serait mieux s’il n’y avait pas autant de cinglés qui cherchaient à me mettre la main dessus : des mecs en costard se prenant pour des surhommes, des gars en blouson de cuir avec toujours un train de retard, un pervers, une escort-girl au corps de succube et à la mentalité de harpie, un colosse un peu niais amateur de Tom & Jerry…
Même si mes capacités semblent exceptionnelles, ça fait beaucoup. Ça fait trop. D’autant plus que je ne sais toujours pas qui je suis.
À moins d’une nouvelle résurrection qui viendrait encore tout chambouler ?
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Ma note : 17 / 20
Merci à l'auteur de sa confiance.
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Boudiou d'bonsoir ! Qu'est-ce que c'est qu'cette affaire là !
Couverture ? marrante ! On dirait un dessin d'enfant, perdu sur papier. C'est l'image qui m'a attirée, j'vais pas mentir. (oui, c'est moi qui suis allée pêcher ce livre, et alors, kesketuvafer ?)
Le p'tit bonhomme avec ses yeux rouges là, et le titre, TRAC... j'me suis demandé "c'est quoi l'rapport wesh".
Puis j'ai lu le résumé, qui m'a grandement intriguée, et donc me voilà partie pour l'aventure de ce... ressuscité !
Et donc ? ça raconte quoi tout ça ?
Ben comme le résumé le dit, on a quelqu'un qui se réveille d'une mort atroce (attention, âme sensible s'abstenir, y a des cervelles à l'air et des choses un peu dégueu - je kiffe).
Donc on a ce "monsieur" qui revient à la vie et qui s'demande un peu ce qu'il fait là. Il n'a aucun souvenir. Et à peine a-t-il le temps de rentrer dans son "chez-lui" qu'il se fait alpaguer par une nana à qui il doit du fric.
Il est pris en chasse par Miss Monde et va se réfugier dans des bars et faire la connaissance d'un type chelou, et se faire agresser par d'autres types non moins chelous. Et la suite, à vous de la découvrir vraiment !
Déjà jusque là, beaucoup de rire, l'auteur a un humour qui décape, noir, apportant de la légèreté dans l'horreur du personnage, lui donnant même une dimension normale. J'adore !
Le livre est une perpétuelle fuite du personnage, avec de grandes surprises autour de lui. Enfin, plutôt en lui même ! Mais ce qui rend original cette fuite qui, d'ordinaire, m'aurait ennuyée dans un autre ouvrage, c'est que l'auteur a su amener des effets spéciaux extraordinaires ! Si si ! On est dans de la bonne SF bien comme il faut. Entre "L'invasion des profanateurs de sépulture" et peut-être "Men In Black", y a une richesse culturelle et plusieurs clins d'oeil au cinema du genre. J'ai vraiment aimé le suspens derrière.
Tout au long, on a des indices sur l'origine du personnage et de son acolyte, le sieur Schwarzy. Disséminés savamment. (bon, je sais pas si c'est parce que je lis beaucoup, mais je me doutais dès le début du dénouement, presque du moins. Cela dit, ça n'a en rien gâché ma lecture, loin de là !)
Autre point : les personnages n'ont pas vraiment de noms, du moins, pas jusqu'à la presque fin ! Ils ont des surnoms, s'en font et s'en défont.
Les personnages sont très caractériels. Entre Schwarzy le gros musclé qui boit du chocolat chaud et mange des bonbons, Miss Monde la prostituée et son arsenal de compétences surprenant, et le narrateur, le macho de service un peu teubé (enfin, que tout le monde pense teubé), on est servi, et on en a pour notre plaisir !
C'est sûr que ce livre ne plaira pas aux défenseurs féministes, désolée pour vous les gens. Y a de l'humour bien macho, des phrases bien assassines, et une volonté apparemment de détoner avec les luttes actuelles.
Autour des personnages : les dialogues ! Frais, cash, parfois hilarants, ils ne sont pas là pour remplir ! Utiles, et aussi agréables, ils sont vivants et bien amenés, bien utilisés. Une réelle maîtrise !
Un running-gag dont je ne me lassais pas : Scharzy et ses jurons systématiques. Avec tous les personnages de la mythologie, la palette est variée et extrêmement caustique. Le gars, à chaque dialogue, il avait un "juron" bien défini, dont le narrateur se lassait à chaque fois. Un plaisir renouvelé dans chaque chapitre.
La fuite des personnages, recherchés par diverses factions, est entrecoupée de passages tranquilles, cachés ici et là, avec toujours des dialogues tordants et des éléments de l'intrigue posés tranquillou bilou. J'ai beaucoup aimé que l'auteur aie essayé de garder la clé de l'intrigue jusqu'au bout, même si on devine aisément les tenants et les aboutissants.
Y a de l'action, et pas qu'un peu, avec des scènes bien décrites, quoique parfois un peu "listées" plus que "vivantes", mais par rapport à certains ouvrages, franchement, ça se visualise assez aisément.
Un des rares points négatifs : j'ai trouvé la fin un peu moins surprenante que ce à quoi je m'attendais, en fait, même si j'avais deviné certaines choses, j'espérais me tromper un peu. Cependant, y a eu beaucoup d'éléments auxquels je n'avais pas pensé, et malgré tout donc, elle a su me satisfaire. Bien tirée par les cheveux, avec un scénario de film d'espionnage parfait, c'était presque tout bon !
J'ai éprouvé beaucoup de sympathie pour les persos qui ne sont pas censés être sympas (du moins... je crois, j'suis un peu cheloue aussi hein) et j'ai trouvé leur caractères à chacun bien travaillés. Un trio improbable et dynamique, qui rend l'histoire plus que vivante.
En parallèle de l'histoire, il y a eu des passages un peu durs. Notamment un moment où on lit une petite chose sur la pédophilie. Attention, je ne dis pas que l'auteur a dit des choses la prônant, loin de là d'ailleurs ! C'est quelque chose qui me déplait fortement, c'est tout, mais dans l'histoire, c'est comme qui dirait bien utilisé, et même quelque part, une forme de prévention. Ce n'est pas crade, ni poussé.
La plume de l'auteur est travaillée, avec des mots variés, parfois recherchés, une richesse de vocabulaire et d'expressions ! J'ai adoré. Le rythme et la lecture sont aisés, fluides. Et sans fautes ! (du moins, j'y ai pas fais atenssion alors !) (oui, j'ai mal écris et alors ?)
Voili voilou ! (insupportable hein cette expression !)
Et alors, on s'en fout non ?
Non ! C'était vraiment une agréable lecture ! Je la recommande volontiers aux amateurs de sf, d'humour chelou, d'action et de suspens.
Et vous pourrez trouver tout ça ici :
Le livre : TRAC sur Amazon
L'auteur : Roberto Lemos sur babelio
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C'était Driller_Killer, pour vous servir.
Enjoy, peace and love mes loulous.