Horror Stories

SP - La Perdition


--- La perdition ---

De : Automne


Genre : horreur / fantastique

Pages :290

Éditions : auto-édition


Résumé : « Qu’a-t-on à perdre lorsque l’on a déjà tout perdu ? »

Rien, puisqu’elle a déjà tout perdu. Et c’est bien pour ça qu’Abigaëlle Leroy accepte l’étrange invitation du non moins énigmatique Elouric Caugloffe. Les termes du contrat sont simples : la douleur d’Abigaëlle contre quelques histoires. Une plume de paon, un mouchoir en soie ou une corde nouée… Qu’auriez-vous raconté à monsieur Caugloffe à partir de ces simples objets ? Mais surtout, quel sera le véritable prix de ce pacte ?

La Perdition est un recueil de 16 histoires enveloppées dans une histoire unique : celle d’Abigaëlle Leroy.

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Ma note : 16 / 20

Merci à l'auteure pour sa confiance

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Un roman. Un roman avec des nouvelles. Des nouvelles qui font le roman. Un drôle de mélange, rare et bien conçu !

Nous voici venu dans un "conte des mille et une nuits" revisité en mode noir et sanglant. Un conte triste, mélancolique où démons et regrets se côtoient, où deuil et vie s'enlacent, où beauté et écœurement s'embrassent. Un roman avec plusieurs histoires, plusieurs vies, plusieurs morts, plusieurs émotions. Et c'est un roman réussi !


Abigaëlle traverse une période affreuse, douloureuse, la pire de toutes : perdre un être cher, un être avec qui on a vécu, aimé, pleuré, rit... dans un trou noir, elle creuse et creuse jusqu'à respirer un peu, jusqu'à tenter de voir la lumière... Et un jour, elle se retrouve embrigadée dans un drôle de marché. Comme dans le conte : une histoire par jour. Je ne dévoilerais rien d'autre sur les tenants et les aboutissants, mais je peux dire que tout se ficèle bien.

Hormis quelques passages un peu flous où les séparations de temps et des histoires me paraissaient plutôt aléatoires, le tout est très fluide. Les histoires, chacune avec leur petit style particulier sont plaisantes et parfois même effrayantes de réalisme. Cyniques, macabres, rouges de sang et de défaite, un petit régal à chaque fois (sauf pour deux d'entre elles personnellement, elles trouveront probablement grâce aux yeux d'autres lecteurs)

La fin est majestueuse et inattendue, et jouissive !

Entrez dans un monde de fantômes, de cannibales, de démons, d'angelots, d'enfants bafoués, de vices, de sang, de burgers, de papillons, de martiennes, de superstitions... un monde riche et pour tous les goûts.


L'écriture est simple et fluide, sans chichis, avec des belles descriptions et des dialogues bruts. Les personnages travaillés invite à l'interrogation, qui est qui dans tout ça, qui est réel, qui ne l'est pas ? Bien joué l'artiste ! Je déplorerais cependant un manque d'accroche aux premières pages. J'ai eu un tout petit peu de mal à entrer dans l'ambiance générale qui se dévoile peu à peu et de façon à inviter le lecteur à ne pas fermer le livre... peut-être que lire juste après des vacances n'était pas pour moi... toujours est-il que malgré ces minuscules accrocs, la lecture fut des plus agréables et m'encourage à lire les autres ouvrages de l'auteure, sans hésitation !


Je recommande ce livre aux âmes douloureuses, aux âmes éplorées, aux âmes vengeresses, aux bourreaux, aux amoureux, aux gens qui aiment l'horreur poétique et ironique... Un excellent roman pour de belles heures noires.

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Où trouver l'ouvrage ?

Ici : La perdition sur Amazon


Et l'auteure ici : Automne sur Instagram


C'était DK, pour vous asservir.