Horror Stories

EPIDEMIC - Chapitre 7

auteur : Driller_killer

publiée le 2021-11-21 10:33:30

AVENTURE, PARTICIPATIF, EPIDEMIC


Chapitre septième
--- Steak sur pattes ---

Dernièrement, nous avons perdu Titouan, qui se meurt dans une souffrance infernale.
Jean-Rudolphe et Milady de Gwenola sont out aussi.

Prions pour eux.

Vous pouvez relire le chapitre précédent pour vous souvenir des derniers éléments.
Vous pouvez écouter ceci pour une meilleure immersion.
______________________
Nos amis, toujours divisés, sont devant un dilemme : Lara réfléchis à achever ou non Titouan qui agonise. Victoria et Steph se demandent si elles doivent achever le bambin en Z ou partir en le laissant là.
________________________

Titouan, les yeux fermés, la bouche tordue dans un rictus qui valait mille mots sur la souffrance qu'il endurait tendit la main vers Lara qui pleurait sans retenue. Les choses mordantes avançaient vers eux, ils n'avaient pas fini de manger ce soir.
La jeune femme ramassa un pistolet laissé là par les lâches qui s'étaient sauvés sans demander leur reste puis visa le front de son ami.

Elle se souvint de leur rencontre sur le campus, de leurs cafés partagés pour parler de leurs cours respectifs. Ils étudiaient dans la même branche, les animaux. Lui en tant que futur vétérinaire et elle en tant que biologiste. Elle repensait à leurs rires, leurs discordes aussi au sujet des cellules mères... Puis elle tira. Un seul coup. Elle qui n'avait jamais tenu d'armes de sa vie avait visé juste et bien.

Titouan s'effondra par terre, les membres disloqués et sanglants. Puis les choses s'amassèrent sur lui.

— Tu ne sens plus rien Titi... sanglota Lara en ne se retournant pas et en récupérant son sac par terre.

Elle était décidée à partir, sans savoir où aller. Le sentiment de solitude, à peine dérangé par les bruits infâmes de mastication, l'enveloppa, la glaça. Mais elle restait déterminée. Il fallait partir et trouver où se mettre en sécurité, d'autant que la fatigue commençait à se faire sentir.

*** *** ***
Victoria et Steph regardèrent le petit bonhomme, si innocent par son allure, et si menaçant par ses grognements. Il semblait chercher à câliner quelqu'un d'invisible, les bras tendus, battant l'air désespérément. Les filles savaient qu'en réalité il ne cherchait qu'à attraper une proie et la dévorer. Elles avaient vu assez de films pour comprendre le mécanisme de ces choses qu'elles ne pensaient pas voir un jour pour de vrai...

Il avançait le petit garçon et, toujours sanglotantes par la tristesse de cette vision, elles reculaient doucement, rampant debout contre le mur du hangar, vers une sortie. Aucune des deux ne semblait décidée à abréger les souffrances que subissait l'enfant, affamé.

Il grognait le petit Z. Il grognait si fort, si pathétiquement que les filles éclatèrent pour de bon en sanglots une fois sortie par un côté du hangar. Et, à la faveur de la lune pleine et du hululement des hiboux, elles se laissèrent tomber dans la boue, entourées de champs et de meuglements étranges.

Elles se relevèrent aussitôt, n'ayant jamais entendu pareille complainte animale. Une vache, vraisemblablement, souffrait quelque part. Vite, elles se dirigèrent vers le bruit glauque et tombèrent sur le spectacle le plus sinistre qui leur ait été donné de voir, si on leur retirait l'enfant grognant de la tête.

*** *** ***
Lara marchait dans la ville sous les lampadaires qui éclairaient les monstres et les voitures vides, les rues désertes et les maisons lumineuses. Parfois, elle entendait des éclats de voix, mais ce qu'elle avait vécu dans la soirée lui faisait craindre que tous les autres êtres encore vivants lui voulaient du mal. Elle songea qu'il en fallait bien peu pour que les gens deviennent de parfaites ordures. Elle se demanda si elle aussi aurait pu virer de bord, devenir une menace pour ses pairs...

Les routes défilaient, bientôt elle sortit de la ville pour s'engager dans des petits chemins de terre, bordés d'herbes folles et de petits ruisseaux qu'elle se décida, en toute logique de suivre. S'il y a de l'eau, il y a une destination quelque part, se dit-elle, vaillante malgré la fatigue qui lui faisait mal aux yeux, qui lui engourdissait les membres.

Son coeur palpitait à une allure folle. Elle craignait chaque bruit entendu, qu'il soit proche ou loin. Qui savait s'il n'y avait pas une de ces choses bouffeuse de gens, ou un animal affamé ? Personne... Personne.

— Je suis seule... seule putain...

Elle ne vit pas l'ombre qui la suivait depuis longtemps, depuis qu'elle avait quitté Titouan à vrai dire. Une petite ombre, silencieuse, furtive. Là.
Et elles firent route ensemble, sans que Lara ne le sache, jusqu'à ce qu'elle arrive devant une cabane en orée de bois.

Elle se posta devant la porte branlante et observa l'aspect misérable de la masure. Les fenêtres étaient brisées, le vent entrait. Le toit semblait inexistant.

— Mais ça suffira jusqu'au matin.

Elle entra doucement, de crainte que quelque chose soit à l'intérieur. L'ombre se posta derrière la misérable cachette et s'agenouilla.

Lara posa son sac, regarda partout autour, éclairée de la lune qui passait par les trous dans le toit. Elle constata les toiles d'araignées, les couches de poussières et fut rassurée. Ce délabrement était signe que personne n'était venu ni ne viendrait. Un endroit inconnu, caché. Parfait pour la nuit.

Elle s'assit alors et sortit sa gourde pour en boire de grandes lampées. Elle se retint néanmoins de tout boire, ne sachant pas quand elle pourrait de nouveau la remplir.
Quand elle reposa sa gourde, elle entendit un craquement dehors. Un tout petit craquement. Après un sursaut elle se moqua d'elle-même. C'était un animal, voilà tout.

Elle s'assoupit contre un mur et des sanglots étouffés la réveillèrent. De très légers sanglots.
Un animal qui pleure ? Le vent dans les planches de bois ? Son imagination après cette journée affreuse ?
Elle se demanda comment s'en sortaient les filles de leur côté...

*** *** ***

Victoria eut un haut le coeur et Steph serra les dents pour ne pas hurler.
Devant elles, dans les champs de maïs, se tenaient deux vaches. Enormes, blanches et noires, les plus communes en ces régions.
Ce n'est pas leur vision qui arracha du dégoût aux jeunes femmes.
C'est le fait que l'une de ces vaches mangeait l'autre qui était par terre, sur le flanc, les côtes à l'air et la gueule ouverte, laissant pendre une langue énorme d'où s'écoulait de la bave sanglante.
Les deux meuglaient dans une cacophonie monstrueuse. L'une à cause de la mort et de la faim, l'autre de la douleur.

Et tandis qu'elles regardaient le spectacle affreux sous leurs yeux, hypnotisant de cruauté, inédit, le petit garçon au t.shirt paukémon s'était approché. Il était derrière Victoria et cherchait à attraper sa main.
Elles ne l'entendirent pas dans le tintamarre que faisaient les bestiaux écoeurants.

— Même les animaux sont touchés... chuchota Steph, le visage baigné de larmes qui n'en finissaient plus de couler.
— Ouais... j'ai jamais vu ça... même dans les films...

Elles se demandaient si la vache en Z les avait vues. Force était de constater qu'elle se contentait aisément de sa comparse transformé en steak haché.

Victoria hurla tout à coup. Elle sauta en avant et balançait son bras dans tous les sens.

— Putain quelque chose m'a mordue ! hurlait-elle en regardant partout alors que sa blessure saignait abondamment.

Steph, alerte, scruta autour aussi et repéra le petit garçon. Elle attrapa ensuite Victoria qui hurlait, sous les meuglements indignés de la vache carnivore et elles se sauvèrent.

Elles coururent loin, le plus loin possible et s'arrêtèrent quand elles furent près d'une route. Cachées dans un bosquet, entre la campagne et la route nationale qui menait vers Lille, elles attendirent et examinèrent la main de Victoria. Une toute petite morsure, à laquelle ne manquait aucune chair, suintait.

— C'est douloureux ? demanda Steph en sortant son couteau.
— Ouais, eh minute, tu vas faire quoi avec ça ?
— Ben... faut couper !
— Non non ! tu vas couper que dalle. Donne moi un rizlan dans mon sac, j'vais empêcher le sang de circuler déjà.
— Faut couper te dis-je !

Elles se disputèrent ainsi... de longues minutes sous la lune...

___________FIN DE CE CHAPITRE________

L'ambiance commence à partir en cacahuète. Les candidats réalisent qu'ils ne sont pas dans un film et sont confrontés aux bassesses humaines et autres horreurs...

Lara, ton choix est le suivant :
---> vas-tu sortir pour voir d'où vient le bruit ?
---> ou préfères-tu attendre dans la cabane ?

Les filles, Steph et Victoria, que décidez-vous ?

--> couper la main de Victoria
--> Ne pas la couper

Dites-moi tout. Si votre choix est différent même après discussion, j'adapterai le scénario, vous êtes maître (enfin vous en avez l'illusion quoi) de votre destin.
__________________________
Le prochain chapitre sortira mercredi 24 novembre.
Vous avez jusque mardi midi pour me faire parvenir vos choix en mp sur Twitter.
__________________
Retrouvez-moi sur Utip