Horror Stories

SP - L'orphelinat de Summerfield


Cette chronique vous est présentée par Driller_Killer, pour vous servir. Barème de notation inspiré de Mélanie Desforges, chroniqueuse, booktubeuse et auteure.

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L'orphelinat de Summerfield - de Samuel Berthet


Genre : horreur / paranormal / enfance

Pages : 404

Edition : auto-édition


Résumé :Zack Dayton est âgé de 9 ans lorsque sa mère met fin à ses jours. Il est conduit à l'orphelinat de Summerfield, une bâtisse au lourd passé et aux nombreux mystères. Parmi ceux-ci, subsiste la disparition de deux enfants qui, d'après les dires, hantent l'établissement pour de sombres raisons... Alors que les phénomènes étranges se multiplient, Zack se retrouve happé par cette histoire et se lance dans une enquête bien plus dangereuse qu'il ne l'imagine...

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Ma note : 14 / 20


Merci à l'auteur pour sa confiance.

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Hello simples mortels ! J'vais vous présenter aujourd'hui un livre qui parle d'enfants, d'orphelinat, de mystères.

De prime abord, la couverture m'a parlé tout de suite : un genre d'écran, ou de fenêtre, avec une silhouette derrière, comme un piège. En prenant connaissance du résumé, l'ambiance se pose tranquillou, on va sûrement entrer dans un truc assez mouvementé, alors c'est parti !


Alors, ça dit quoi tout ça ?


J'vais déjà vous faire un court résumé de l'histoire !

Zack Dayton, 9 ans, se retrouve dans un monde dur : celui de l'enfance endeuillée, à cause de la perte de sa maman qui s'est foutue en l'air. L'orphelinat de Summerfield le prend en charge, et il va découvrir le monde facétieux de la camaraderie des dortoirs, des blagues nulles envers les adultes, de l'amour aussi, et surtout : de la mort. Des enfants ont disparu il y a quelques années, et des manifestations paranormales vont le mettre sur leur piste. Le p'tit Stanley et la p'tite Adeline se font entendre, voir et rêver.

Voilà dans les grandes lignes.


L'intéressant dans le livre, pour ceux qui aiment prendre leur temps lors de la lecture (ce qui n'a pas été mon cas) c'est la ricgesse de détails de la vie du gamin dans l'orphelinat. Tout est détaillé, de fond en comble. Peut-être même trop.

Les cent premières pages sont entièrement consacrées à la présentation de l'établissement, les camarades, les cours, le fonctionnement des locaux, la présentation du personnel éducatif.

Personnellement, ça m'a quand même assez rebutée, mais j'ai continué, parce que la plume est correcte et riche. Peut-être, encore une fois, trop par rapport au narrateur qui est censé être un enfant de neuf ans.


Les personnages sont très divers, entre les gentils camarades et les p'tits roublards qui font iech bien comme il faut, les agressions ou les scènes mignonnes, y a quand même des moments agréables à lire (moins pour le pauvre Zack...)


Certains adultes font limite froid dans le dos à cause de leur sympathie exacerbée, et d'autres sont surprenants, l'auteur a su tromper son petit monde.


J'ai trouvé les scènes paranormales vachement chouettes ! Une grande imagination, ça on ne peut le nier. Par contre, encore une fois, j'ai vraiment trouvé dommage qu'elles soient si rares et espacées entre deux passages de description de vie. Vraiment, le rythme aurait pu être un peu plus soutenu.

Cependant, ça reste à l'appréciation de chacun, certains aiment prendre leur temps, alors pourquoi pas.


Et à l'inverse, le dénouement final m'a surprise, super rapide ! Et original. Je ne m'y attendais pas, ayant spéculé sur d'autres chevaux en chemin.


Dans tout ça, y a quelques petites sensibilisations, notemment le deuil infantil. Perdre ses parents, j'sais pas ce que ça fait, mais l'auteur, doucement, par moments, à su là aussi doser et amener les choses facilement. Entre les pensées de Zack, ses cauchemars, ses amis, on voit l'impact que ça peut avoir sur une petite vie, et c'est triste, émotionnel comme il faut. Bravo m'sieur Berthet.


Les premières amours aussi, des petits calins innocents, premiers baisers, premiers sentiments contradictoires... De riches détails encore une fois, et surtout, un message fort : ne pas se fier aux apparences, ne pas s'arrêter à la première impression ni écouter les ragots des gens. Si vous aimez quelqu'un, aimez-le, tout simplement.


J'ai noté un abus de points d'exclamations assez destabilisant pour un roman, parfois trois dans un même paragraphe, ce qui peut vite agacer lors d'une lecture à voix haute ou imagée en tête -- ainsi qu'une maladresse lors de la construction des dialogues : pas de retour à la ligne, du coup on ne sait pas si la personne parle encore ou si le narrateur a repris la main. J'encourage l'auteur à revoir ces points en particulier, car le confort de lecture peut faire la différence !


Et donc ?


Un bon roman, pour qui aime les nombreux détails et descriptions. Plus destiné, à mon sens, à un public jeune, peu habitué ou n'aimant pas trop l'horreur, une bonne façon de s'initier en douceur.

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Et maintenant, les bonnes adresses de Mamie Killer


Vous pouvez trouver le livre ici : L'orphelinat de Summerfield sur Amazon


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C'était Adeline Rogeaux, pour vous servir !

Enjoy, peace and love, bande de shlags.