Horror Stories

L'entre-réalité


--- L'entre-réalité ---
de Gavriel H.Feist

Résumé : Aux confins de ce qu’il convient d’appeler la réalité, se trouve un monde tout aussi réel. Il s’agit d’un univers jouxtant le nôtre dont la frontière intangible et vaporeuse n’est seulement visible que par une poignée d’individus, ceux-là que la société relègue, non sans une certaine suffisance, à la marge. Des êtres singuliers qui, chaque jour, voient leur nombre augmenter en silence. Et l’existence-même de ces déments représente une menace insidieuse pour le monde, car elle suscite une question à laquelle nul ne souhaite obtenir de réponse.
Sont-ils devenus les témoins de l’entre-réalité à cause de leur folie ou ont-ils précisément perdu la tête parce qu’ils l’ont vu ?

Éditions : Labell : Féryä
Pages : 117
Genre : recueil fantastique
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Premiers pas dans le monde de Gavriel pour moi ! Je suis entrée dans son livre à tâtons, marchant doucement entre les nouvelles, ne touchant à rien sur mon passage. J'ai laissé les lieux en l'état pour les prochains lecteurs.

Au cours de ma balade, j'ai côtoyé vampires, trou noir, fantômes et futur. J'ai vu des explosions, des démembrements, du trafic de nuit, des scientifiques apeurés, une maman et sa fille dans un AirBnB de malade, du deuil, et aussi parfois des trucs moins pires, comme le sens de la famille, l'amour de temps en temps, des paysages différents à chaque fois...
Passons les choses en détail, parce que le détail, c'est ce qui peut faire la différence (j'en parle plus bas)

On entame le recueil avec "Entrepôt 42". Éric se fait recruter en scred pour une mission dangereuse : aller chercher un truc dans l'entrepôt (42, bien vu !) par son ami Dimitri. Et rien ne se passe comme prévu. En effet, ils se font poursuivre par quelque chose (quelqu'un ?) une fois la chose réceptionnée et ouverte (les curieuuuuux) et les choses tournent mal (là sur youtube on mettrait une vignette "chocking" et ça passe bien).
Alors, quoi que j'en ai pensé ? Et bien ma foi, c'était pas vilain à lire. De la baston, de la poursuite, du fantastique... et une fin comme je les aime.

Ensuite on file droit vers le trou noir dans la nouvelle "Le jeu du hasard" où hélas je n'ai pas tout saisi (vous connaissez mon goût pour la SF) mais que j'ai pu lire aisément quand même : j'ai retenu un danger pour la planète et des scientifiques qui tentent de désamorcer la fin, tout en se replongeant dans leurs souvenirs, surtout pour Walter qui pense à sa défunte femme... pauvre Walter. Je dois dire que malgré tout - cf plus bas - et malgré ma tronche d'interrogation devant certains termes, c'est la nouvelle que j'ai le plus aimée. Du danger, l'humanité condamnée, les derniers instants ? Oui !

Avant de terminer dans el famoso Airbnb de folie, on passe par une terre dans le futur où le climat est plus que jamais au centre des préoccupations de certains groupuscules qui n'hésitent pas à lancer des attaques à la bombe pour se faire entendre (dommage qu'il faille en arriver là tout de même...). "Un lien entre nous" avec pour personnage principal un homme qui aide une jeune femme qui lui fait à l'envers à l'hôpital où il bosse. Il perd un bras et tout tournera autour de cette amputation. J'ai également aimé la fin. Où la technologie et l'homme ne font pas forcément bon ménage disons. (mdr)

Et nous voilà enfin arrivés au "Manoir Delavigne" ! Ici c'est l'histoire de Mme Cartagena et sa fille Mégane qui ont l'aubaine de tester un lieu de vacances avant sa mise sur le marché. Et dès leur arrivée dans le gigantesque bâtiment, ça tourne mal. Les deux femmes vont en avoir pour leur argent (non, elles n'ont rien payé, c'est pour dire, oké)... fantômes ou machination ? Faudra lire pour le savoir !

Dans l'ensemble, j'ai apprécié ces nouvelles, les thématiques, si elles sont connues, ont été bien traitées. La plume de l'auteur est simple, sans prise de tête.
Donc, j'ai apprécié, mais sans plus pour moi hélas.

Cependant, même si je n'ai pas été immergée totalement dans le voyage promis par le résumé, je ne peux pas dire que ce recueil soit mauvais. Il manque juste à mon sens de détails comme des descriptions pour une immersion plus réussie, de l'émotion aussi. Ne surtout pas se contenter de dire "il est triste", moi, je veux la voir, la ressentir, la tristesse (fonctionne avec toutes les émotions). Voilà, c'est un "détail" qui n'enlève en rien le potentiel des histoires, mais qui m'a souvent fait tiquer à la fin d'une nouvelle ici. Je n'ai pas vécu l'histoire, je l'ai lue. Certains s'en contenteront probablement, et c'est génial.

Alors, si vous êtes tentés par une exploration dans le monde de sieur Feist, c'est par ici : L'entre-réalité sur Amazon

Pour le contacter ou le suivre, c'est par ici : Gavriel sur facebook

Fin de la chronique par votre dévouée DK.
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