SP - Izyhore
[Izyhore de Jordan Fernandez]
Tome : la malédiction du Phoenix
Genre : fantasy / ado / aventure
Pages : 328
Edition : auto-édition
Résumé : Izyhore est un Jeune dragon de 6 mois qui vit avec sa famille adoptif depuis sont éclosion. Il ignore encore qu'il est promis à un destin qui va changer drastiquement sa vie.
D'un autre côté, Conrad un jeune paysan âgé de 17 ans, vit sa vie de manière routinière jusqu’au jour où il découvre un étrange édifice fait de pierre et de cristal. Le jeune homme ne le sait pas encore mais il va rencontrer des êtres que tous les hommes pensaient éteint depuis des millénaires. Commence alors une amitié et une alliance, qui ne sera cependant pas sans danger pour les deux amis.
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Ma note : 12 / 20
Merci à l'auteur pour sa confiance.
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Par précaution, on va sortir un p'tit extincteur hein, sait-on jamais avec Izy coquinou et ses potes fans de barbecue.
Izy, c'est qui ? Déjà c'est Izyhore de son vrai nom, petit dragonnet mal-aimé de tous, sans savoir pourquoi. Le gamin, enfin la bête ou tout ce que vous voulez, va se retrouver enrôlé dans l'armée du grand roi Erebor grâce à des capacités que lui seul possède. C'est pas du spoil, ça arrive dans les premiers chapitres oké ?
En parallèle, on a un jeune gringalet humain qui aime flâner ici et là et qui découvre, au détour d'une grotte humide et isolée, un artefact qui se réveille à son approche. Il va lui aussi se faire rejeter et se retrouvera sur les routes avec un ami âgé.
Les deux éléments clés sont là. Izy et Conrad n'ont plus que quelques aventures avant de se rencontrer.
Dès lors, une fois face à face après bien des déboires pour tous les deux, un pacte se conclue : s'allier, mutualiser leurs capacités personnelles pour contrer les royaumes qui veulent du mal aux dragons. J'en dis pas plus, bien sur.
Leur quête sera semée de mille embûches, d'autres quêtes (retrouver des armes anciennes, consulter des gens chelous, s'allier avec des ennemis etc...) et l'aventure prend une tournure effrénée contre le temps.
Voilà, l'histoire est posée.
On va parler un peu plus d'Izyhore qui incarne le mal-être. Petit, il se demande pourquoi il est rejeté. Miskine, personne veut jouer avec, tout le monde se fout de sa trogne, même son "père" s'en débarrasse dès qu'il peut wesh.
On a envie d'aller le chercher et de lui faire un gros calin...
C'est là que, involontairement ou pas, l'auteur nous parle de la maltraitance. Qu'elle soit familiale, venue des autres, psychologique, physique. De cette maltraitance qui isole et qui ronge la tête et les entrailles.
L'auteur a voulu, même maladroitement, jouer avec la dualité de ses personnages, le bien, le mal, qu'ils incarnent tous. Certains vont tâtonner entre les deux, d'autres savent tout de suite de quel côté se situer. On va s'apercevoir que d'autres encore ont choisi le mal après l'avoir connu, pas parce qu'ils sont foncièrement mauvais. C'est une palette de pensées riche qui aurait, à mon sens, mérité un traitement plus approfondi.
L'aventure a la part belle entre les voyages dans les différentes contrées, les bastons flamboyantes, les voyages dans d'autres mondes même. Ce roman ne manque pas d'actions, au contraire.
Izy, le p'tit pote dragounichou, a une vie bien remplie à mener, et le repos n'est pas dans son lexique, le pauvre. Conrad non plus d'ailleurs.
Entre trahisons, guerres, quêtes, nos personnages sont toujours en mouvement et en danger.
C'est une aventure riche en somme, avec des surprises, des morts horribles, des naissances, des guerres impitoyables et des héros attachants.
Les scènes de combat sont riches et détaillés, contraste fort avec le reste d'ailleurs ! On arrive à bien s'immerger dedans et c'est chaud bouillant.
Le fait que les dragons aient plusieurs capacités en dehors des traditionnelles flammes est un grand plus, ça permet une belle diversité dans les combats et même au quotidien pour comprendre les défiances entre les clans.
Le tout agrémenté de belles illustrations de l'auteur lui-même ainsi que d'une très jolie couverture !
En somme, un bon roman, pour ceux qui aiment les lectures faciles et sans prises de tête, fan de fantasy ado.
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Je vais maintenant parler des choses négatives, et je tiens à préciser que le but n'est pas de descendre l'auteur, bien au contraire, ni son roman. Ceci à pour but aussi d'avertir le potentiel futur lecteur des imperfections du roman afin de l'appréhender avec les bonnes clés. (aucun roman n'est parfait, entendons-nous)
En dehors de l'aspect grammatical et narratif qui sont (à mon sens) à bien retravailler (au niveau des ellipses, des corrections, des dialogues à enrichir), j'ai eu l'impression que ce tome 1 cachait en réalité plusieurs tomes.
Avant de comprendre le titre "La malédiction du Phoenix" nous avons droit à plusieurs sous-intrigues qui ne sont pas forcément liées à la principale. J'aurais trouvé pertinent que ce tome soit divisé, mais ça c'est une question de goût personnelle je suppose.
Maintenant l'aspect général :
L'auteur a fourni un gros travail, faut quand même le vouloir, écrire 328 pages pour un roman, même moi je n'en suis pas encore capable. Mais il manque un gros travail de réécriture. Les descriptions mériteraient plus de traitement, les scènes de marche/quotidien plus de descriptions pour que le lecteur s'immerge bien dans l'histoire sans être lassé. Et les descriptions des dragons, nombreuses, devraient être moins "listées" mais plutôt racontées avec plus de narration.
La volonté de l'auteur est là, il a voulu montrer à travers ses dragons et ses guerres, l'aspect du mal sous toutes ses formes, les trahisons, les loyautés etc... Un peu plus de subtilité quand au psychisme des prota/anta aurait été bon. Les héros ne sont pas forcément gentils et plein de souffrance et inversement. Quoique l'un des dragons m'a surprise avec son passé, j'étais vraiment contente de lire ça. En fait, le récit s'est bonifié sur la troisième moitié du livre. Donc je sais que Jordan peut vraiment retravailler son récit et démarrer sa carrière d'auteur sur de bonnes bases.
Voilà pour moi.
Je suis disponible pour en discuter avec l'auteur quand il le souhaite.
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C'était DK, pour vous asservir !