Horror Stories

SP - Le violon du diable

auteur : Driller_killer

publiée le 2021-04-04 15:51:49

LECTURE, CHRONIQUE, SP


Cette chronique vous est humblement claquée dans la tête par votre serviteure, Adeline Rogeaux, ou Driller_Killer quand elle se dédouble. Je remercie encore Mélanie Desforges pour l'inspiration de sa notation.
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[Le violon du diable, Egrégore / tome 1 - de Calliopée Verdet]

Genre : fantastique / feelgood / humour / musique / romance
Pages : 527
Edition : auto-édition

Résumé : Premier tome d'une série fantastique feel-good avec une note de romance, Le violon du diable raconte l'histoire de Cinoline, une prodigieuse violoniste qui se voit remettre un instrument un peu spécial, un Stradivarius à la personnalité peu attachante. Sa réalité tout ce qu'il y a de plus normale, en télescope une autre faite de magie, de créatures étranges, et d'un compositeur au magnétisme polaire.

Accompagnée partout de son petit écureuil roux à la patte bionique, Cinoline doit apprendre à naviguer cette nouvelle réalité tout en faisant également face à des problèmes de tous les jours. La magie est entrée dans sa vie, accessoirement accompagnée d'une tripotée d'assassins, mais les soucis de la vie quotidienne ne se sont malheureusement pas effacés pour autant.
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Ma note : 94 sur 100
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Enlève tes boules Quies, et écoute-moi ça !

D'abord, merci à l'auteur pour sa confiance.

Première note ! Le visuel (ya pas qu'la musique dans la vie hein !) (11 sur 15)

J'ai d'abord été un peu réticente vis à vis de la couverture, j'vais pas mentir. Elle m'a semblé floue un peu, mais l'image en elle-même est belle et après lecture, le personnage mis en avant correspond bien à l'univers dépeint, devant ce qui semble donc être les Stables (endroit fréquenté par le personnage principal)
Si j'avais un petit conseil à donner ça serait : défloute un peu l'image, sublime moi ça ! Surtout que l'histoire en vaut le coup ! Je trouve ça tellement dommage que le visuel ne reflète pas la vraie personnalité du livre ! (bien sûr, c'est un avis personnel)

Par contre, ça se rattrape grâce à des petites illustrations glissées tout au long du livre, très jolies et permettant des petites coupures agréables. J'ai kiffé.

Pour le résumé, il m'a complètement attirée, et pourtant, j'suis pas romance ou feel-good, (non mais vous m'avez bien regardée wesh ?) mais l'instrument avec une personnalité et l'écureuil, ça, j'avoue que ça m'a dit : allez, t'as rien à perdre à j'ter un oeil !

Lecture - c'est partie pour le concert de malade ! (68 sur 70)

Dès les premières phrases, le ton est donné : Cinoline Bligh a un caractère bien trempé, sait ce qu'elle veut et se fout royalement de sa popularité. Car oui, Cinoline est musicienne (violoniste) et est en passe de monter encore plus, surtout si elle boucle un dernier album pour les fêtes.

Mais, car y a toujours un "mais" quelque part, y a un mec il arrive normal dans sa life et il lui offre, sans rien lui expliquer, un violon d'une valeur incroyable : un Stradivarius. Rien que ça.

Cinoline, elle comprend que dalle a ce qui lui arrive. Le Stradounet, il cause. Il est arrogant (je le kiffe) et elle se retrouve mêlée à quelque chose qui la dépasse. Son talent n'y est pas pour rien, et apparemment, il pourrait être utile au monde entier. Le gars, Liu Ling, un homme vraiment à côté de ses pompes, (compositeur exilé à Londres), il lui apprend des choses pour la convaincre de rester avec Stradinou et de faire ce qu'elle sait faire de mieux : jouer de son violon.

Mais rien n'est simple. Entre péripéties mortelles, amours gâchées, famille à problèmes, mentors tout aussi à problèmes avec sa propre famille et le deuil de sa soeur... Le monde de Cinoline part en cacahuète (mdr, comme celles que kiffe Peanut, le trop trop mignon écureuil de Cinoline).

OUAIS ! ya un écureuil, un pigeon et Maddie, la vieille voisine / colocatrice, dans le quotidien de notre héroïne aux cheveux de feu. Point de chat ou de chien, l'originalité va jusque là. Entre ces animaux éclopés à la personnalité super attachante, la vieille Maddie qui aime parler de sexe plus que de p'tits gâteaux, Cinoline est entourée de folie douce. Un très bon point ! Sans compter l'apparition d'un acteur/vétérinaire inspiré par quelqu'un de réel, tous les éléments rappellent le quotidien dans les actions parfois assez mouvementées, rien n'est oublié.

Les jours passent, et avec eux, la quête de savoir/réponses de Cinoline, accompagnée de Liu, Léo, Gwen, la garde du corps un peu cheloue, et les autres. Stradinouche rabat les oreilles de tout le monde, fait douter Cinoline, fait pleurer Maddie... Et tout ça, pour une organisation qui peut potentiellement apporter la paix sur le monde qui se trouve confronté à quelque chose qui la dépasse.

Sans entrer plus dans le contenu du livre pour éviter des spoils indélicats, j'ai à coeur de soulever quelques points sur le roman.

La musique d'abord. Bon, oké, c'était facile, mais c'est bien l'élément central du livre. Calliopée a une maîtrise du sujet très profonde. Que ce soit au niveau des termes techniques ou musicaux. Les sentiments liés aux instruments, aux notes qu'ils laissent bien échapper, aux sensations voulues par le public ou le lecteur, c'est extrêmement complet et varié dans les description. Moi qui suis loin d'être mélomane, j'arrivais à ressentir ce que Cinoline ressentait, et j'dois avouer que ce fut une expérience très riche et profonde, surtout par l'ajout de titres éparpillés au fil des pages que j'ai pris un immense plaisir à écouter.

Les passages musicaux, écrits donc, sont puissants, les mots sont assemblés de sorte que l'image puisse bien se faire dans la tête, une réelle maîtrise ! Je radote, mais ça m'a vraiment marquée et transportée, surtout en écoutant en même temps les morceaux indiqués. (J'en ai découvert plusieurs que j'ai adorés !)

Les égrégores, la musique spectrale, plein de points à cogiter dans la p'tite tête. J'ai de ce fait effectué quelques recherches, et encore une fois, au sujet des égrégores, l'auteure n'a rien laissé au hasard dans l'utilisation du terme dans son oeuvre.

Ensuite, les intrigues, parce qu'il y en a plusieurs. Entre l'organisation dans laquelle l'héroïne se retrouve emmêlée (comme sa tignasse qui sert de nid à Peanut... love sur lui), le passé trouble de Liu, les attentats contre eux, la famille de Cinoline qui part en vrille... ya pas de moments creux ou plats, il se passe toujours quelque chose, il y a toujours des réponses, rien n'est laissé au hasard et tout s'assemble parfaitement sur la longueur. Et dans un rythme agréable. Les 527 pages, on les sent pas passer.

Les personnages. Hauts en couleur, au caractère bien distinct pour chacun d'eux, sans tomber dans des clichés niaiseux ou surréalistes (bon oké, Maddie c'en est un à elle toute seule mais elle est extra la vioque, si si !) Chacun a ses qualités/défauts qui sont exploités à juste dose. Chaque personnage apporte sa note à l'édifice et il n'y a pas un instant d'ennui. Les personnalités sont respectées de bout en bout, les dialogues correspondent avec les sentiments ou les passages (action, tristesse, doute etc...)

L'auteure a ici une réelle maitrise de son oeuvre et de ce qu'elle veut faire passer. La musique adoucit les moeurs ? Vraiment ? C'est le truc du livre, l'un des messages de l'histoire. Et il est passé avec brio à mes yeux. En plus de ce message là, l'auteur, volontairement ou non, donne aussi à réfléchir sur les familles et leur situation à problèmes pour certaines, à la violence sexuelle (un tout petit passage mais néanmoins percutant), sur les sectes aussi dans la généralité et ce qu'elles incluent dans la vie des gens qui y sont enfermés et leur famille autour, de la destruction qu'elles peuvent causer. (message volontaire ici)

L'utilisation d'internet aussi est décortiquée par moment au travers de vidéos youtube qui ont des impacts directs dans la vie de Cinoline et de son entourage, ainsi que sur le monde.

Voilà, énormément de points positifs, quasi pas de négatif, si ce n'est : que devient Robin, le directeur artistique (il me semble) au cours de l'histoire ? J'avais pensé à la même chose à propos de Marc, mais finalement, il est revenu lui. Après tout, Robin n'est jamais présenté directement, donc soit j'ai loupé un truc (je lis avec des morveux autour de moi) soit y a vraiment pas à s'en occuper.

Le tout, servi avec une plume super fluide et énergique, un vocabulaire adapté et riche. Bravo !

Et donc ? (pari tenu ou pas ?) (15 sur 15)

Honnêtement, je m'attendais à moins que ça, et j'ai été super heureuse de cette découverte, j'ai encore les musiques en tête et la tronche de Peanut dans les cheveux de Cinoline, une lecture joyeuse et agréable.

Un coup de coeur pour moi, donc, surtout qu'il sort carrément de ma lecture habituelle ! Je recommande aux mélomanes, aux gens qui aiment le feel good, aux jeunes adultes et aux plus grands, à ceux qui aiment le suspens et les intrigues qui parlent de risques mondiaux. Et ceux qui aiment les histoires d'amour légèrement compliquées bourrées de quiproquos hilarants (moins pour les persos).

Je me rends compte que c'est l'une des meilleures notes que j'ai pu mettre, j'suis choquée wesh.
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Tu veux vibrer avec les cordes de Strad ?

C'est par ici : Le violon du diable sur Amazon

Et tu peux suivre l'auteure ici : Instagram de Calliopée

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C'était Adeline, pour vous servir.
A la r'voyure !

Enjoy, peace and love, des bisous.